Saint-Gilles contre les violences policières #StopUneus

Uneus est un projet lancé en 2012 par la commune de Saint-Gilles pour « assurer la cohésion sociale dans le quartier et à rétablir un climat de sécurité et de confiance » qui comporte une brigade de police de proximité, le koban Uneus.

Après près de dix ans d’activité, son bilan est lourd : coups et blessures ; insultes racistes et homophobes ; propos sexistes ; contrôles d’identité et PV abusifs ; arrestations arbitraires et contrôles au faciès ; usage disproportionné de la force sur des jeunes déjà menottés ; étranglements ou étouffements ; perquisitions sauvages ; maman plaquée au sol ; menaces, notamment lorsque des habitants filment ou évoquent la possibilité de porter plainte, humiliations de parents devant leurs enfants…

Depuis 2018, des mamans interpellent les autorités communales en demandant une évaluation externe de la brigade, et elles ont été rejointes dans leur combat par d’autres groupes d’habitant·e·s. À ce jour, pas moins de 5 interpellations communales ont été portées devant le Conseil, et des rassemblements et manifestations ont déjà réuni des centaines de Saint-gillois.es dénonçant les abus de la brigade.

La violence policière peut aussi tuer. Pendant le premier confinement à Anderlecht le koban Virtus a tué Adil, 19 ans. Les policiers mis en cause risquent… un non-lieu, c’est-à-dire que les poursuites seraient tout simplement abandonnées. A Schaerbeek ce 9 janvier, c’est Ibrahima, 23 ans, qui meurt au commissariat pour avoir filmé une intervention policière.

L’impunité de la police est organisée et les dernières mesures fédérales renforcent son pouvoir sur fond d’état d’urgence sanitaire : augmentation des budgets, recrutement accéléré, tolérance zéro face aux violences dirigées contre les policiers eux-mêmes. Le projet pilote Uneus concrétise ce pouvoir policier ultra-violent au niveau de Saint-Gilles, et est voué à être étendu à l’ensemble de la région bruxelloise.

Ces brutalités doivent cesser !